Billets postés juin 2009

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La justesse est aller jusqu’au bout de nos relations, même quand ça fait mal. La vérité s’y loge.

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Aujourd’hui, un évènement salutaire. Vitale est la retrouvaille avec  sa respiration.

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Dis-moi, l’écrivain, que fais-tu lorsque des inconnus viennent frapper à ta porte ? Que fais-tu s’ils se déclinent comme les nouveaux personnages de ton obsession ? Quand tu dors, quand tu travailles et cours par monts et par vaux, comment réagis-tu les voyant revenir inlassablement frapper à l’issue de ton cerveau,  pourchasser l’ombre de ta … Lire la suite

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J’ai encore un fond de belgitude très ancré qui ronchonne de son exil.

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Tout ce que j’ai trouvé contre les pensées morbides, c’est mon sourire. Agissant sur l’idée noire physiquement par un rictus capable de tricoter un rire, une distante ironie, liberté larvée d’envoyer tout exploser.

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Quelquefois ma tête entière est une lame de rasoir.

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Réminiscences d’un fantôme qui a beaucoup d’humour noir. Parfois, je tombe dans un trou de vers.

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Peut-on déroger à son destin quand il semble trop prévisible ? Émigrer, s’expatrier… On s’exile pour sauter dans le temps.

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« Mais pourquoi les hommes sont-ils méchants ? Que je suis étonné sur cette terre. Pourquoi sont-ils si vite haineux, hargneux ? Pourquoi adorent-ils se venger, dire vite du mal de vous, eux qui vont bientôt mourir, les pauvres ? Que cette horrible aventure des humains qui arrivent sur cette terre, rient, bougent, puis soudain ne bougent plus, ne les rende pas bons, c'est incroyable. Et pourquoi vous répondent-ils si vite mal, d'une voix de cacatoes, si vous êtes doux avec eux, ce qui leur donne à penser que vous êtes sans importance, c'est à dire sans danger ? ce qui fait que des tendres doivent faire semblant d'être méchants, pour qu'on leur fiche la paix, ou même, ce qui est tragique, pour qu'on les aime. »

Albert Cohen, Le livre de ma mère